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  • 19 janvier 2016 - 08:15
  • Joël Burri 1287 signes
Politique

Les réformés opposés au «renvoi effectif des étrangers criminels»

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menottes CC(by)Victor Casale via https://flic.kr/p/cA9SG3L’expulsion automatique du territoire suisse des étrangers condamnés par une cour pénale sans tenir compte de la situation personnelle «méprise les principes de justice fondamentaux dans un Etat de droit», rappelle la Fédération des Eglises protestantes de Suisse dans un communiqué. Elle invite les fidèles à refuser l’initiative qui sera soumise au vote le 28 février.

Photo:CC(by) Victor Casale

«L’initiative “Pour le renvoi effectif des étrangers criminels (initiative de mise en œuvre)” attaque directement la Suisse en tant qu’Etat de droit. En effet, dans le système de droit suisse, la peine doit être équitable, proportionnelle par rapport au délit. Or l’initiative propose de remplacer l’examen de chaque cas par des renvois automatiques. Elle ignore par ailleurs deux autres fondements de notre droit: le principe du sens de la peine, ainsi que l’objectif de resocialisation», écrit la Fédération des Eglises protestantes de Suisse (FEPS) qui regroupe les Eglises réformées cantonales ainsi que l’Église méthodiste et l’Eglise évangélique libre de Genève.

«Avec l’automatisation des renvois, des familles seraient séparées dans le mépris du droit au respect de la vie familiale. En ignorant ainsi ce droit, le texte de l’initiative fait primer le droit national sur les droits de l’homme, établissant un dangereux précédent», poursuit la prise de position de l’organisation faîtière regroupant 2,4 millions de protestants en Suisse.

Cette prise de position s’inscrit en ligne droite dans le travail mené par la FEPS sur les Droits de l’homme. Lors de la dernière assemblée des délégués, les représentants des Eglises ont adopté un texte appelant à un engagement en faveur des Droits de l’homme, de la Constitution et du droit international. La FEPS a régulièrement émis des consignes de vote dans lesquels elle a défendu les droits fondamentaux. «La démocratie doit garantir aux citoyens que leurs droits fondamentaux ne dépendront pas de la seule volonté momentanée de la majorité», a rappelé Peter Schmid, vice-président de la FEPS, lors de la dernière assemblée.

 

(comm/job)

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